Juste pour le plaisir
Photos toutes fraîches d'aujourd'hui (enfin d'hier avec le décalage horaire)
On a fait le déplacement juste pour eux
Un moment fort de ce voyage
Puyo - Equateur - Fondation "Los Monos Selva y Vida"
A 15 jours de la fin...
Oui, nous sommes toujours vivants et en bonne santé... un peu tristes que le voyage touche bientôt à sa fin mais pas si mécontents, de retrouver notre chez nous, d'autres habitudes, notre confort... encore plus important ; revoir la famille et nos amis, vous nous manquez !
7 articles de retard sur le blog, boite mail en jachère (enfin presque), juste l'envie de profiter de nos derniers jours en Equateur sans avoir a squatter dans les cybers... mais promis, on vous racontera tout, lorsque les conditions seront plus favorables.
Hier, nous avons vu des baleines (non, pas pleurer Melanie ;-), aprés demain, nous profiterons des sources d'eaux chaudes à Banos et pour finir, quelques jours dans la jungle Amazonnienne.
On vous embrasse et à très bientôt!
Copacabana - Lac Titicaca
Située à 3H30 de La Paz, au pied du lac Titicaca, à Copacabana, le seul édifice qui vaille vraiment le coup d’œil est sa cathédrale, petit chef d’œuvre de l’art baroque, devant laquelle les habitants viennent notamment faire bénir leur voiture les samedis matins :-)
Sinon, il est possible de grimper la colline « Calvario » pour une vue imprenable sur la ville.
Copacabana est surtout un point de passage possible pour se rendre au Pérou, même si la rumeur d’un blocus côté Pérou plane ici depuis quelques temps.
Et puis bien sûr, le fameux et fabuleux lac Titicaca dont le bleu profond contraste superbement avec la végétation alentour, verte ou couleur paille selon les saisons. Le lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde, générateur de légendes et peuplé d’îles où le temps semble s’être arrêté.
Nous avons adoré notre excursion sur l’île du soleil, à 2 heures de bateau de Copacabana. A l’arrivée du groupe, un guide est venu pour nous accompagner au musée, mais nous étions surtout venus pour la randonnée à faire du nord de l’île vers le sud, alors nous sommes partis de notre côté. Et nous avons bien fait ! Certes, nous nous sommes quelques peu perdus mais ainsi, nous avons pu échapper aux 3 péages jalonnant la traversée du chemin (pour un total de 40 bolivianos soit 4€ par personne). Et pour le coup, nous avons effectué une traversée peu classique. Nous étions seuls à travers des chemins annexes ou des champs en jachères, nous avons même croisé des poules qui se laissent caresser et des moutons qui font des câlins.. dingue !
Retour à Copacabana
Îles flottantes et piscicultures
Copacabana depuis le lac
Les iliens sont d’une grande gentillesse, aucun ne manque de nous saluer et certains semblent surpris de voir des « gringos » sur des chemins non balisés. Finalement, nous sommes arrivés à bon port pour le départ de 15h. Sur le quai, nous avons fait la connaissance de Charles, un suisse, qui se trouve actuellement avec nous à Cuzco, au Pérou.
Pour notre dernière soirée en Bolivie, nous avons eu la chance d’être invités tous les trois chez un couple germano-argentin (Andreas et Eloisa) pour un barbecue à 2 pas du lac. Une chouette soirée avant d’affronter un long et pénible voyage vers le Perou.
La Paz
Arriver à La Paz après Sucre, c’est comme découvrir Katmandu dans un futur qui aurait mal tourné. Dans la plus haute capitale du monde, il fait un froid de canard dans un bordel permanent ; bruit, poussière, agitation...
Bon, c’est peut être un peu exagéré… un peu :-) Mais il faut bien avouer que de prime abord, nous n’avons pas aimé La Paz et que contrairement à Sucre ou Potosi, il faut creuser un peu pour trouver les bons côtés de ce monstre urbain.
Installés dans une cuve, à La Paz, les pauvres vivent en haut (max 4000 m) et les riches vivent en bas (min 3200 m). Cette particularité est due à l’altitude d’une part (et donc au froid) et à l’inconfort d’autre part. Imaginez venir faire vos courses en centre ville et transporter vos sacs dans des pentes-plus-pentues-tu-meurs.
Dans le bas (où nous sommes installés, bien évidemment ;-) le logement n’est pas d’un bon rapport qualité-prix, comparé à ce que nous avons vu ailleurs en Bolivie. Quant à la nourriture, on ne peut certainement pas parler de point fort !
Ajoutez à cela tous les inconvénients classiques d’une capitale : individualisme, foule, pollution (x3 puisque nous sommes en Bolivie)… la queue du Mickey !
Maïté
Et puis, finalement, à partir du deuxième jour,on s'habitue. La Paz, en cherchant bien, a aussi de bons côtés.
Bien sûr, il y a les boutiques pour faire le plein de souvenirs. En effet, tout le monde s'accorde à dire que tout est moins cher à La Paz (pas toujours vrai). On s’en sort avec une dizaine de kilos supplémentaires impossibles à trimballer le reste du voyage. Alors on réitère l’expérience de l’envoi de colis. On passe par la poste du pays cette fois-ci, pas par FEDEX ! Eh bien figurez-vous que tout cela est très organisé et soigné. Notre gros sac de 12 kilos est emballé dans une sorte de sac à gravas, lui-même cousu main. La dame qui s’occupe de nous nous tient par la main, nous indique tout bien comme il faut. Le colis devrait arriver dans 2 semaines 1 mois et demi ?
Il y a aussi quelques musées, dont celui de la feuille de coca, strictement interdite sur le territoire français et mâchée ou infusée à longueur de journée par les Sud-Américains. Le musée est situé dans une jolie impasse pavée, et grâce au livret en français fourni à l’entrée, on y apprend beaucoup de choses. (Clic ICI pour en savoir plus)
Finalement, La Paz abrite quand même quelques endroits sympas. L’animation ambiante ne présage pas forcément le chaos, parlons plutôt de bordel organisé. Les cholitas occupent des stands de produits de nécessité, décor permanent des villes boliviennes.
Toujours occupées à tricoter
Truc surprenant, le dimanche soir, il est possible d’assister à des matchs de catch de cholitas ! Tous les jours, la ville regorge de marchés spécialisés ; fruits/légumes - pains – tout pour la couture – électronique – ustensiles de cuisine - marché aux sorcières où le fœtus de Lama est un produit phare…
Aussi, à 70 km de La Paz, on trouve le site de Tiwanaku, avec sa porte du Soleil rendue célèbre par la BD "Tintin chez les Incas" (clic ICI pour en savoir plus).
Par hasard, dans une rue de La Paz, nous avons croisé Tanguy et Gabriel (rencontrés à notre arrivée en Argentine)
Enfin, la porte du soleil, cette star:
face
pile
N’oublions pas non plus la célèbrissime « route de la mort », la plus dangereuse au monde que l’on peut aujourd’hui emprunter à vélo, en passant par une des nombreuses agences de La Paz. Les 3 garçons s’y sont collés en admettant à la fin que la route est réellement dangereuse. 4 personnes sur le groupe de 12 sont tombées, dont Yann. Rien de grave, ils ont eu plus de chance que la Japonaise tombée dans le ravin... la semaine d'avant !
Il fallait être concentré, donc il y a peu de photos mais voici de quoi vous faire une idée :
Prochaine étape Copacabana à quelques heures de bus de La Paz.
Sucré salé
Dès les premiers instants nous avons aimé la douceur de Sucre, c’est seulement en partant que l’addition fut plus salée ;-)
C’est ça de craquer sur une chambre spacieuse, près du cœur de la ville, avec jaccuzi, mini bar, TV5 monde et WIFI. Loin du budget routard, on dort dans des draps aussi doux que du satin, on s’embourgeoise et ça fait du bien !
Nous n'avons pas pris de photo de la chambre, mais il s'agit du gros balcon tout a gauche :-)
Quand on sort, c’est pour marcher dans des rues propres (nettoyée toutes les nuits… on les a vus !) et entourées de beaux bâtiments coloniaux, dont certains sentent encore la peinture fraîche (façon de parler hein). On a beaucoup aimé son grand marché complet, coloré, aéré et ses imposantes églises qui malheureusement sont presque toujours fermées.
Sucre, la ville blanche:
Sucre de nuit :
Le marché :
Entre autres, il est possible de visiter les museos universitarios divisés en 3 sections ; art colonial, ethnographie, anthropologie. Beaucoup de belles pièces pour ce musée à faire en visite guidée de préférence.
Charango en coque de carapace de tatou. Ils en vendent beaucoup trop ici :-(
Momie
Et puis manque de bol, le musée des arts indigènes est actuellement en rénovation, nous n’avons pas pu y aller. Nous aurions pu tout savoir sur les tissus boliviens, les plus beaux d’Amérique du sud.
A Sucre, nous avons pris nos habitudes dans le café-restaurant « Napolitana » autour de la place principale. Deux fois, nous avons été au casino ; la première fois, nous n’avons rien perdu, la seconde, nous avons gagné 60 dollars, bref on s’est bien amusé :-)
Nous avons revu Stéphanie et Michel avec qui nous avions fait la péninsule de Valdès, en Patagonie, et nous avons même croisé une réplique de la Tour Eiffel dans le parque Bolivar !
Enfin vite fait quand même
Sucre nous aura laissé un agréable souvenir ; une belle ville, du confort, prendre son temps au risque d’empiéter sur la suite du programme… la dolce vita !































































































